Etre le pansement des ténèbres et l'hémorragie de l'azur tes yeux déversaient leur éclat dans la croisière de la nuit et chuchotaient le secret à un papillon qui lavait sa couleur sur le frémissement de la lune.
Sa couleur cachée dans les sources de l'âme et déposée dans les ombres du silence.
Sa couleur dévoilée par une rose qui dégageait sur les cordes de l'enivrement son parfum.
Tes yeux sont une caverne d'énergie, sur les périphéries de sa tiédeur l'hiver installait ses tentes d'amour à la recherche des temps perdus.
Les outres du Veil attachées aux paupières du guet allaient s'abreuver dans les lacs de l'insomnie.
Son éclat n'était qu'une allumette qui enflammait dans la sécheresse des gorges des chants tristes et contait aux sables de la nuit les secrets des passants ...entre le retentissement des endroits et les mélodies des caravanes.
Des mélodies égorgeaient de toutes sortes de souffrances qui s'attendrissaient sur les monts.
Les sentiments ne seront que des torches qui éclairaient à l'utopie les chemins du retour.
Tes yeux sont l'éclair d'un souvenir qui touchait les nuages des journées et éclairait les cavernes de l'automne de la vie ...
Sur le rythme de ses souvenirs s'éveillaient les branches des sentiments pour secouer la rosée sur les feuilles qui somnolaient.
Tes yeux sont un nuage d'été qui passait sur les maisons de la nostalgie, qui arrosait les sentiers de l'exaltation et qui se moquait des chemins.
Un nuage qui offrait aux puits le langage de la désaltération et écrivait le parfum de la vie sur la fertilité des rassasiés.
Tes yeux sont un destin avec des lettres écrites sur le front de la vie/ des textes de la tristesse/ la marge de la joie/les lignes de l'espérance/ un dernier refus ...
Entre tes yeux et moi des monts de rêves/ une pluie d'envie.

